23 juillet 2008
Jubilatoire
Jonathan Tropper, Tout peut arriver, Fleuve noir, 2006, 375 p.
En apparence, Zach fait partie des nantis.
Il vient de passer le cap de la trentaine, partage son lit avec Hope,
la plus belle des fiancées, son appartement, avec Jed le millionnaire,
et travaille dans une société de services. Mais si on creuse un peu,
rien ne va plus. Du matin au soir, Zach pense à Tamara, la veuve de son
meilleur ami. Son colocataire passe ses journées à fumer des joints
dans le plus simple appareil, vautré devant la télé. Et son boulot
consiste à rester suspendu au téléphone pour servir de réceptacle aux
récriminations de ses clients... Tout ça avec le sourire, bien sûr !
Puis, un beau jour, Zach va devoir résoudre de vrais problèmes. Des
déraillements de santé inquiétants, et surtout, la réapparition, après
des années d'absence, d'un père extravagant... Pourtant, il devrait
bien savoir d'expérience que tout peut arriver !
Ce roman est le premier de Tropper que je lis (je viens de me procurer son "Livre de Joe", très réputé) et j'ai adoré !
Jamais ennuyeux, toujours caustique et drôle, ce roman est jubilatoire et recèle quelques scènes hilarantes (notamment l'expédition au club de golf, pour ceux qui l'ont lu). Les personnages sont attachants et l'histoire passionnante. L'écriture est directe, le ton est drôle, ironique et sans s'en rendre compte on a déjà fini et on en redemande ! A conseiller !
Déception
Le jugement de Léa, Laurence Tardieu, Arléa, 2004, 106 p.
Léa a tué son petit Théo. Elle attend son jugement et repense à son enfance, sa famille, les hommes de sa vie, et enfin à son enfant.
C'est un roman court et dur, dont le sujet sensible est intéressant et bien abordé. Malgré cela, je n'ai pas été véritablement touchée par Léa. Je n'ai pas bien compris son geste ni sa détresse et le roman aurait gagné à être approfondi, selon moi.
C'est un peu trop court et abrupt ! D'autres avis ?
20 juillet 2008
La Mort pour narratrice
La voleuse de livres, Markus Zusak, Oh ! editions, 2007, 527 p.
Sous titre : "Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter".
Effectivement, la Mort est la narratrice de ce roman. Dans l'Allemagne nazie, elle a fort à faire. Elle nous raconte l'histoire d'une petite fille, Liesel, voleuse de livres, et de ses proches, du nazisme, de Hitler, des Allemands qui refusent et qui s 'interrogent, des Juifs qui subissent. Avec, toujours, les livres et les mots pour seul réconfort.
Ce livre m'a bouleversée, mais j'ai mis du temps à le lire. La Mort pour narratrice, et l'habitude de l'auteur d'introduire en caractères gras des petits "intermèdes" avec des infos supplémentaires que "la Mort" veut nous donner, tout cela m'a un peu déroutée et 'a éloignée du roman. Je l'ai repris plusieurs mois après, pour plonger dedans et le finir en deux jours, bouleversée. L'écriture est brillante, les personnages hauts en couleurs et très attachants (Rudy !), l'histoire est magnifique.
Lisez-le ....
Divertissant
Cherche auteur désespérément, Debra Ginsberg, Presses de la Cité, 2008, 400p.
Angel, grande amoureuse des livres, est engagée comme assistante de Lucy Fiamma, dans une des plus importante agence littéraire des USA.
Angel va vite devoir composer avec une surcharge énorme de travail, des collègues pas très sympas et l'hystérie de sa patronne. Mais elle adore son boulot. Un jour, elle reçoit un manuscrit d'un mystérieux auteur anonyme, qui semble relater les moindres faits de sa propre vie ...
Ce roman se lit d'une traite. Attirée par le sujet du monde littéraire, je me suis plongée dans cette histoire à cent à l'heure comme dans un film hollywoodien bien construit. Bien sûr, certains aspects de l'histoire m'ont fait ricaner : le prénom de l'héroine est cucul au possible, le sujet de la patronne tyrannique et de l'assistante-esclave a été déjà maintes fois abordé, le petit ami délaissé (le personnage m'a semblé très fade, le lecteur ne parvient pas à être ému par cette histoire d'amour), les collègues "chacun pour soi", le travail impossible et stressant à mort mais néanmoins "excitant", l'héroine qui s'affranchit de son mentor tyrannique ...
La comparaison avec "Le diable s'habille en Prada" saute aux yeux, à maintes reprises. Néanmoins, la sauce prend, l'histoire accroche, les chapitres se suivent tous plus palpitants, le suspense devient insoutenable : mais qui donc est l'auteur anonyme qui manipule Angel ?
Personnellement, j'ai deviné, à une centaine de pages de la fin. Mais cela ne m'a pas gâché mon plaisir. Ce roman est un très bon divertissement, spécialement pour les amoureux des livres.
18 juillet 2008
Si les bouquinistes n'existaient pas ...
Mon portefeuille et ma bibliothèque ne seraient pas sur le point d'exploser !
16 juillet 2008
Lynda Lemay - Des Pieds et des Mains
Voici une chanson très bien écrite sur base des expressions utilisant les pieds et les mains!
Disponible sur l'album "Lynda Lemay Live" , 1999
J'ai bien fait des pieds et des mains
Pour éviter qu'au petit matin
Sans exception depuis des mois
Tu ne te lèves de ce pied-là
C'matin, c'est un pied dans la bouche
Et c'est les deux mains dans les couches
Que j't'ai vu mettre le pied dehors...
Pendant des heures, j'ai fait l'pied d'grue
Avec mon cœur gros sur la main
Et de pied ferme j'ai attendu
Que tu reviennes, mais en vain
Ce soir, au pied de l'escalier,
Je n'ai vu venir que la brunante
C'est dur de monter me coucher
Sans te tenir la main courante
Cette main que tu t'es faite sur moi
Mets-la au cul d'qui tu voudras
Maintenant, ton pied, qu'tu l'prennes ou pas
J'm'en lave les mains
Même celle des deux que t'as demandée
Comme un gentleman à mon père
Je m'en vais me la savonner
Jusqu'à m'libérer l'annulaire
Faut qu'j'prenne mon courage à deux mains
Et que j'retombe sur mes pieds
Puisque c'est clair qu't'as levé les tiens
Et qu'tu t'les es pris quelque part
T'as sûrement sauté à pieds joints
Dans le premier lit d'occasion
Et tu as sûrement bien en main la situation
Ton piédestal a basculé
Et tu t'en sors avec rien
Oui c'est à moi qu'ça casse les pieds
A moi que ça fait du chagrin
D'imaginer la cendrillon
Qui a trouvé chaussure à son pied
En choisissant comme chausson
L'homme de seconde main que tu es...
J'mettrais bien ma main au feu
Qu'tu mets déjà la tienne aux fesses
Et au reste du corps pulpeux de ta princesse
Cette main dans laquelle je mangeais
Jusqu'à c'matin avant qu'tu partes
Alors qu'à tes pieds je dansais
Sur je n'sais plus quel pied de guerre
Je donnerais ma main à couper
Qu'ta main de maître a pris maîtresse
Une qui t'offre au pied levé un pied à terre
Une aux mains douces qui te fait
Un impeccable nœud d'cravate
Pendant qu'les mains sous l'robinet
Moi je m'libère... l'annulaire !
14 juillet 2008
L'île mystérieuse
La peau froide, Albert Sanchez Pinol, Actes Sud, 2004, 261 p.
Deux hommes isolés sur une île perdue au milieu de l'océan, barricadés dans un phare, repoussent chaque nuit les assauts de créatures à la peau froide ... Ils découvriront que la peur de l'autre est la plus dévastatrice des peurs.
Ce récit fantastique est très particulier. On dirait un conte horrifique et cruel où la folie guette nos deux héros ... L'atmosphère effrayante est présente, sans verser dans le gore ou l'horreur du style de Stephen King, ce n'est pas ce genre de livre. Ici, pas de litres d'hémoglobine, pas de meurtres atroces décrits précisément, pas de portes qui claquent pour faire sursauter le lecteur ...
Les créatures à la peau froide sont fascinantes ... Le récit l'est aussi mais la fin, abrupte, m'a un peu déçue. Je ne dirai rien de plus de peur d'en dévoiler trop.
Traduit par Marianne Millon, la traductrice de José Carlos Somoza (dont je suis une adepte), ce roman espagnol est à conseiller aux amateurs de fantastique.
09 juillet 2008
Un été de lecture ...
08 juillet 2008
Psychiatrie et crimes en série
L'aliéniste, Caleb Carr, Presses de la Cité, coll. Pocket, 1995
Dans le New-York de la fin du 19 ème siècle, un tueur rôde dans les bas quartiers, commettant d'effroyables meurtres sur de jeunes garçons travestis et prostitués. Le narrateur, journaliste au Times et son ami Kreizler, un "aliéniste" (càd un psychiatre) mènent l'enquête. En effet, la police ne semble pas s'intéresser à l'affaire ni au sort des victimes et les autorités de la ville font tout pour bloquer l'enquête ...
Ce roman policier, excellent, se lit d'une traite (je l'ai terminé à 2H du matin !). Les descriptions des meurtres sont horribles, l'enquête passionnante. J'ai surtout apprécié le côté "psychiatrie" : les descriptions des asiles et des méthodes psychiatriques de l'époque ainsi que l'analyse psychologique très profonde et intéressante de meurtriers. Le tueur effraie le lecteur et l'on ne s'en approche qu'à la fin du livre.
J'ai beaucoup pensé au film "Seven" en lisant ce livre : la même ambiance s'en dégage. A découvrir !
Pas encore de réponses
Hésitation, Stephenie Meyer, Hachette, coll. Black Moon, 2007, 610 p.
Voici donc le troisième tome de la trilogie-frison ...
Comme l'indique le titre, Bella se retrouve tiraillée entre Edward et Jacob, entre un (tûûtût) et un (tûûût) !
Les deux l'attirent, les deux ont besoin d'elle, mais qui est vraiment fait pour elle ? Avec qui sera-t-elle la plus heureuse ?
A côté de ces interrogations, l'héroine se voit confrontée à une menace grandissante : des meurtres sanglants, mystérieux et inexpliqués arrivent, par dizaines, dans la ville toute proche de Seattle. La police croit à un tueur en série mais Bella pressent que la vérité est beaucoup plus sombre et qu'elle est en danger.
Comment en dire plus sans dévoiler ce que j'ai voulu cacher dans mes autres résumés ? ? Je m'arrache les cheveux. Une fois de plus, j'ai dévoré ce livre, avec une petite déception. Naive, je pensais que ce serait le DERNIER de la série et que l'on saurait enfin le choix et le futur de Bella. Mais non .... Un quatrième tome pointe son nez ...
Un petit reproche : quelques longueurs et toujours le style un peu "léger" ...









