Les feuilles volantes

18 juillet 2010

Déménagement !

Bonjour à tous !

Après plusieurs mois de désertion, je reprends un blog ... un autre ! Oui, mais toujours des lectures, avec aussi de la musique, des poèmes, du ciné ... et même (parfois) des sacs à main !

Actualisez donc vos liens et venez faire un petit tour "Au coin du monde" ...

http://aucoindumonde2.canalblog.com/

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07 mars 2010

Pomelo se demande, Ramona Badescu et Benjamin Chaud

pomelo

Pour une fois, je vais vous parler d'un album jeunesse ! il faut dire que j'en suis tombée gravement amoureuse .... Pomelo est un adorable petit "éléphant de jardin", (qui vit donc dans un jardin, vous l'auriez deviné), à qui il arrive toutes sortes d'aventures. Rose, avec une trompe immense, il vit sous son pissenlit, en compagnie des grenouilles, fleurs, vers de terre et compagnie.

Et là, Pomelo se pose des questions : et si Rita le regardait ? et s'il avait des cheveux ? et si le jardin n'existait pas ?  Les interrogations de Pomelo sont toutes autant de questions simples, traitées poétiquement et avec humour. Les dessins sont mignons et adorables (c'est culcul, mais je tellement sous le charme que je ne trouve plus mes mots).

La deuxième partie de l'album fait suite à la grave question "comment sait-on que c'est le printemps ?", avec une comédie musicale des petits habitants du jardin. On termine avec les tristesses de Pomelo, un petit concentré de poésie et de mélancolie.

Tant de douceur, ça m'enchante.
Pomelo est donc dans ma bibliothèque pour longtemps ...


Extraits :

pomelo_extraitpomelo_seul



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Viens plus près, Sara Gran

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Amanda a tout ce dont elle peut rêver : un job qu'elle aime, un mari attentionné, un bel appartement, une vie heureuse. Soudain, tout se dérègle : des bruits suspects et inexpliqués dans l'appartement, les manies de son mari qui deviennent insupportable, mais surtout une violence qui ressort, comme si quelque chose ou quelqu'un décidait à la place d'Amanda de laisser libre cours à ses pulsions. Son patron insulté dans un rapport, une brûlure infligée à son mari, des coups à un importun, ...

Tout cela sans aucun souvenir d'être passée à l'acte volontairement, comme si qu'lqu'un d'autre lui avait dicté ses gestes. Amanda se met à rêver d'un femme étrange, puis à la voir à ses côtés en permanence. Est-elle possédée ? la jeune femme est-elle un démon qui lui veut du mal ?

Lu d'un traite, ce court roman à suspense tient ses promesses. L'intrigue est palpitante et il est impossible de lâcher le livre avant la fin. La descente aux enfers d'Amanda est effrayante.

Un bon thriller, donc, mais on est loin des accroches pompeuses claironnées sur la quatrième de couverture, exagérées, de mon point de vue : "« Intime. Effrayant. Magnifique. Viens plus près est le meilleur roman que j’aie lu depuis longtemps. »  (Bret Easton Ellis)" .

Le thriller "Les lieux sombres", aux mêmes éditions Sonatine, était bien meilleur.

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21 février 2010

Les lieux sombres, Gillian Flynn

lieux_sombres

En 1985, une famille, les Day, est sauvagement assassinée : la mère, les deux soeurs.
La benjamine, Libby, a miraculeusement échappé au carnage et désigne son frère de 15 ans, Ben, comme le meurtrier.

25 ans plus tard, Ben est toujours en prison et Libby, dépressive, sans boulot, sans famille, qui vit entièrement aux crochets de ce qui fut le drame de sa vie, est contactée par un club de détectives amateurs, friands de crimes mystérieux, qui clament l'innocence de Ben.

Libby se laisse entraîner dans une enquête personnelle et va peu à peu remettre en question la culpabiblité de son frère. Mais qui a tué les Day ?


Alléchée par quelques articles ici et là et la quatrième de couverture plus que flatteuse vantant les mérites de ce roman, je m'y suis plongée .... sans pouvoir le relâcher. j'ai trimballé ce livre partout avec moi pendant des jours, l'ouvrant fébrilement dès que j'avais une minute.

Bien écrit, dense, ce roman contient une énigme palpitante. Les chapitres alternent entre les points de vues de Libby aujourd'hui et ceux de la mère et du frère, datant du crime. On avance ainsi, petit à petit, dans le temps, dans la reconstitution de ce qui s'est réellement passé cette nuit-là, en revenant toujours vers Libby et son enquête.

Peu à peu, le mystère s'épaissit, et j'ai pensé à plusieurs hypothèses, sans jamais deviner la fin, véritable coup de maître.

Un très grand thriller, ni sanglant, ni mal écrit (c'est assez rare), une bonne histoire qui ne vous lâche plus.

A dévorer !

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11 février 2010

Des livres, des livres, des livres

Je suis littéralement submergée de livres à lire, de livres à acheter, de livres à finir, à commencer, ... Je manque de temps, j'en commence, j'en laisse tomber ... Alors, dans mon sac, sur ma table de chevet, sur ma table de salon, sur ma PAL (Pile A Lire, pour ceux qui seraient perdus), sur ma LAL (Liste A Lire, idem),  il y a : (tadaaaaaaaaam ...)

p_pins
oubliprimevanessashutter_islandlieux_sombrespomelo .... Plus ceux qui étaient DEJA dans ma PAL ....

Et j'ai programmé une virée en librairie. Et je travaille en bibliothèque. On est pas sortis de l'auberge.

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01 février 2010

Le poids de l'eau, Anita Shreve

poids_eau_

Jean, photographe, part sur un bateau en compagnie de son mari, Thomas, poète, et de leur petite fille de 5 ans, Billie. Ils sont accompagnés de Rich, le frère de Thomas et de sa nouvelle conquête, la troublante Adaline.

Jean est en reportage photo et ils accostent sur une île célèbre pour le meurtre de deux femmes, en 1873. Jean y trouve le journal de Maren, la troisième femme présente lors des évènements, mais qui a échappé au meurtre, et se plonge dans son récit.

En parallèle, les relations sont troubles sur le bateau, et Jean soupçonne Thomas d'avoir une liaison avec Adaline. Jusqu'au jour du drame ...

"Le poids de l'eau" est mon deuxième livre d'Anita Shreve. J'ai énormément aimé "Un seul amour", sans pour autant poursuivre dans son oeuvre (souvent classée dans la littérature sentimentale, vous savez les Pocket à la tranche rose qui crient que vous êtes en train de lire un truc pour femme).

Ce roman-ci n'est pas du tout fleur bleue. On sent les relations tendues entre les personnages, tous très bien décrits. L'histoire est intéressante (bien que le journal de Maren comporte quelques longueurs au début). J'ai donc lu ce roman avec plaisir même si le dénouement n'est pas vraiment étonnant.

Un beau roman sur la culpabilité, doublé d'un mystère qui tient le lecteur en haleine.

Un film a été tiré de ce roman, avec Sean Penn et Catherine MacCormack (la jolie Murron, la fiancée de Mel Gibson dans "Braveheart", pour ceux à qui ça parle).

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10 janvier 2010

A l'abri de rien, Olivier Adam

abri

Marie, sans emploi, mariée, deux enfants en bas âge, s'ennuie ferme ou, plus exactement, sombre doucement dans la dépression. Son mari qui ne lui porte plus d'attentions, les journées vides, le sentiment d'être inutile ... Un jour, elle croise un groupe de réfugiés, des hommes qui ont tout perdu, qu'on expulse, qu'on tabasse, qu'on ignore, "à l'abri de rien". Marie, sans réfléchir, rejoint les bénévoles et passe une journée, puis deux à les aider. Peu à peu, elle se laisse entraîner dans cet acte au point de négliger sa famille, d'oublier ses enfants, elle s'investit dans son bénévolat comme si plus rien d'autre au monde ne comptait, au point de se mettre en danger et de risquer la prison.

J'ai lu ce roman d'une traite, absorbant l'écriture franche et directe d'Olivier Adam, qui décrit si bien une certaine réalité sinistre du quotidien, la nature humaine bien proprette et prompte aux préjugés de toutes sortes, et finalement la misère incroyable des réfugiés. On suit Marie dans sa descente aux enfers, abasourdis devant ce qu'elle voit, ce qu'elle vit, et d'un autre côté affolés par la dislocation de sa famille. C'est un roman fort, court et très bien écrit, avec des passages poignants. On se demande jusqu'où ira Marie, si elle se perdra elle-même.

Un très beau roman, de l'auteur du magnifique "Je vais bien ne t'en fais pas", critiqué sur ce même blog (la critique est par )

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08 janvier 2010

De la beauté, Zadie Smith

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Quatrième de couverture :

"Rien ne va plus pour le très britannique Howard Belsey, spécialiste de Rembrandt et gauchiste convaincu, qui végète en fin de carrière dans la petite université de Wellington, près de Boston : son épouse vénérée, l'Afro-Américaine Kiki, lui bat froid depuis qu'elle le sait coupable d'infidélité.

Leur fils aîné, Jerome, s'est réfugié chez Monty Kipps, l'ennemi juré de Howard, un intellectuel anglo-antillais ultra-conservateur. Enfin, voilà que Monty lui-même débarque à Wellington comme professeur invité. Il est accompagné de sa famille et notamment de sa troublante fille Victoria. Le chassé-croisé sentimental va commencer. Tandis que fait rage un débat sur la discrimination positive, les épouses des deux rivaux se lient d'amitié, Zora Belsey s'entiche d'un jeune slammeur du ghetto, son frère Levi d'un groupe de réfugiés haïtiens...

Zadie Smith aborde ici de front les enjeux les plus brûlants du XXIe siècle : le métissage culturel, l'héritage colonial, les rapports de classes, l'opposition entre Europe et Amérique. Mais cette fresque foisonnante et tragi-comique, d'une invention verbale sans cesse renouvelée, offre aussi une méditation tendrement ironique sur ce qui unit les êtres et donne un sens à leur vie : la quête de la beauté, l'effort pour s'ouvrir à l'autre, les liens affectifs en tous genres.
Car De la beauté pourrait tout aussi bien s'intituler De l'amour."

J'étais fort enthousiaste, ayant lu beaucoup de bien de cet auteur, de De la beauté. je dois avouer que j'ai déchanté ... et que je ne suis pas parvenue à terminer le roman. L'histoire ne m' a pas du tout accrochée et je n'ai ressenti aucune empathie pour les personnages. L'écriture ne m'a semblée ni particulièrement belle, ni "d'une invention verbale sans cesse renouvelée".

Je suis arrivée vers les deux cents pages avec ennui, attendant que cela décolle, sans réel intérêt. Une grande déception, donc.

Je serais curieuse d'avoir des avis de lecteurs qui ont apprécié (et je sais qu'ils sont nombreux). Zadie Smith est présentée comme brillante, avec beaucoup de succès.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

J'ai reçu ce livre grâce à un partenariat avec le site Alapage , que je remercie pour l'envoi !


 

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28 décembre 2009

Un p'tit tour chez le bouquiniste

chantions
Tout commence en 1939, lorsque Delia Daley et David Strom se rencontrent à un concert de Marian Anderson. Peut-on alors imaginer qu'une jeune femme noire épouse un juif allemand fuyant le nazisme ? Et pourtant... Leur passion pour la musique l'emporte sur les conventions et offre à leur amour un sanctuaire de paix où, loin des hurlements du monde et de ses vicissitudes, ils élèvent leurs trois enfants. Chacun d'eux cherche sa voix dans la grande cacophonie américaine, inventant son destin en marge des lieux communs : Jonah embrasse une prometteuse carrière de ténor, Ruth, la cadette, lutte aux côtés des Black Panthers, tandis que Joseph essaye, coûte que coûte, de préserver l'harmonie familiale.

Peuplé de personnages d'une humanité rare, Le temps où nous chantions couvre un demi-siècle d'histoire américaine, nous offrant, au passage, des pages inoubliables sur la musique. «On sort de ce fleuve ému, bouleversé et admiratif : sans jamais écrire un roman politique, ni polémique, Richard Powers a décrit, à voix feutrée, l'échec définitif d'un idéal.» Christophe Mercier, Le Figaro littéraire




abri

Plus rien n'arrête le regard de Marie ou presque.
Ce jour-là, des hommes en haillons sont postés près du Monoprix ; sans savoir pourquoi, elle pénètre dans la tente, se joint aux bénévoles pour servir des repas à ceux qu'on appelle les " Kosovars ". Négligeant sa famille, indifférente aux attentions de son mari, à la tendresse de ses enfants, Marie se consacre à la survie de ces hommes en perdition.














scarlett

Juillet 68 : trois amies, Bénédicte, Martine et Juliette, quittent leur province         natale pour conquérir le monde. Pleines de rêves et d'ambitions, elles         découvrent brutalement qu'il n'a rien d'un décor de conte de fées. Mais,         pour réussir, ces jeunes filles, résolument contemporaines, sont prêtes à tout…

Roman d'apprentissage où se bousculent les appétits et les déboires de toute une génération, "Scarlett, si possible" est le reflet d'une jeunesse pour qui rien         n'est inaccessible.












bone

En Caroline du Sud, les étés sont étouffants. Les soirées se passent sur la véranda, à boire du thé glacé et à raconter des histoires. Ruth Anne Boatwright, surnommée Bone par sa famille et estampillée « bâtarde » par le comté de Greenville, se souvient. Elle revoit sa grand-mère édentée, impertinente, ses tantes farouches, usées par leurs grossesses, ses oncles violents, ivrognes pris au piège de leur misère. Elle se souvient de l'amour qu'elle portait à sa mère et de la haine grandissante qu'elle éprouvait pour son beau-père. Elle se souvient et elle raconte, avec une brutale sincérité, les aspirations d'une petite fille, la violence insoutenable, l'amour obstiné.

Ce premier roman largement autobiographique, écrit pour exorciser cette enfance brûlée, a été finaliste pour le National Book Award en 1992.

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27 décembre 2009

Le livre des choses perdues, John Connolly

choses_perdues

Ce roman, publié aux éditions L'Archipel, a connu deux publications : l'une pour adultes et l'autre pour un public adolescent. J'ai eu en mains les deux versions et, apparemment, seule la couverture change (à droite, le design "enfant" ... nettement moins joli non ?)

Lelivredeschosesperdues
Autant l'annoncer tout de suite : aucun livre ne m'a autant enthousiasmée depuis "Princess Bride" en septembre.

Revenons au début. Le pitch.

David est un jeune garçon dont la mère vient de mourir. Son père se remarie peu après et David se retrouve avec une belle-mère et un demi frère, pour qui il n'éprouve que rancune. C'est le début de la seconde guerre mondiale, en Angleterre. David sombre peu à peu dans la tristesse et bientôt il se met à entendre les livres de sa bibliothèque murmurer, à sentir une présence inquiétante, qu'il nomme "l'Homme Biscornu". Un soir, dans le jardin, David est attiré par la voix de sa mère disparue et bascule dans un autre monde .... un monde fantastique peuplé de magiciennes, de trolls, de Sire-Loups, de bêtes affreuses, de chevaliers et de personnages étranges. Perdu, il fera beaucoup de rencontres et sera confronté à bien des dangers, dans sa quête du roi de ce pays, dont les gens disent qu'il possède un mystérieux livre, le Livre des Choses Perdues, et qui contient peut-être la solution pour que David puisse retourner dans son monde à lui.

Une fois ce roman ouvert, je suis retombée en enfance devant ce monde merveilleux et terrifiant, devant les trouvailles de l'auteur (les Sire-Loups, les contes de Roland et du Garde Forestier sont envoûtants), et me suis retrouvée entraînée dans les aventures de David, haletantes et débordantes d'imagination. L'auteur revisite ses classiques et nous présente sa propre version du "Petit Chaperon rouge" et surtout de Blanche-Neige et les sept nains, hilarante. Saviez-vous que ce sont les Nains qui ont tenté d'empoisonner Blanche-Neige avec une pomme, avant de faire porter le chapeau à "cette pauvre vieille marâtre qui, malheureusement, avait un alibi" ? Récit initiatique, récit d'aventures, les contes populaires sont revisités, d'autres légendes sont créées, les personnages sont fascinants (je pense à l'Homme Biscornu et à la Chasseresse, digne d'un film d'horreur).

John Connolly est un auteur de thriller et cela se sent. Plusieurs scènes du livre sont empreintes d'une grande violence, presque gore. Le sang gicle, les mutilations sont nombreuses, beaucoup de personnages sont maléfiques et sans pitié, dignes des pires tueurs en série. Mais l'histoire est très prenante et le monde onirique et magique créé par Connolly en fera rêver plus d'un.

Cela ferait un grand film !

L'écriture est belle et agréable (une très bonne traduction), les chapitres sont courts et l'action de faiblit pas.

J'ai été enchantée de la première à la dernière page, ce qui devient malheureusement assez rare.

Bref, j'ai adoré ce livre et le conseillerai avec plaisir !

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