Les feuilles volantes

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12 novembre 2009

On a de la chance de vivre aujourd'hui, Kate Atkinson

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A la librairie, mon coeur n'a fait qu'un bond : un nouveau livre de Kate Atkinson !
Il me le fallait. Qu'importe qu'il y ait à peine 200 pages, que ce soit un recueil de nouvelles, que ce soit cher pour un si petit nombre de pages. C'est comme un album de Benjamin Biolay ou de Jean-Jacques Goldman, on ne discute pas, on achète les yeux fermés.

Me voilà donc avec mon trésor. Je me suis plongée dedans avec avidité et je l'ai, évidement, vite terminé.

Mais je n'ai pas décrit le bête. Comme j'ai un rhume et que je suis fatiguée, je recopie la quatrième de couv' (ne m'en voulez pas) :

"On a de la chance de vivre aujourd'hui est le second recueil de nouvelles de Kate Atkinson.

D'un mini-thriller à l'humour grinçant et plein de fantaisie (Affaires de ceur) à Dieu qui décide de revoir sa copie après ce que l'homme a réussi à faire de sa création (Genèse) en passant par une vision glaçante de ce que donnerait l'application de la charia en Écosse (La Guerre contre les femmes), nous retrouvons la plume ironique et poétique de Kate Atkinson. Jetant sur notre monde un regard tantôt impitoyable (analyse à l'humour ravageur des fantasmes féminins dans Je ne suis pas une Joan) , tantôt émerveillé (Le Jour de Lucy), elle nous plonge dans un univers où les choses ne sont jamais tout à fait ce que l'on croit (On a de la chance de vivre aujourd'hui et La Lumière du Monde) avant de conclure sur une version très contemporaine d'un célèbre opéra."

Alors ? Et bien, il y a du très bon ("Affaires de coeur", "La guerre contre les femmes"), du bon ("La lumière du monde", "Je ne suis pas une Joan"), du chiant ("Genèse"), du très très bizarre, ... Bref, un joyeux melting-pot. On retrouve une ou deux personnages déjà rencontrés dans le premier recueil de nouvelles "C'est pas la fin du monde". Le style vif, mordant, ironique est toujours là, de même que l'humour et mes chères parenthèses. mais, je dois avouer que je reste un peu sur ma faim.... Vivement un "vrai" roman ! Les recueils de nouvelles me plaisent toujours moins. Donc, ce livre n'est pas indispensable, je dirais qu'il est pour les "fans" de l'auteur.

Posté par Rethymna à 21:05 - Littérature anglaise - Commentaires [3] - Permalien [#]
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08 novembre 2009

Tu ne jugeras point, Armel Job

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En début d'après-midi, j'ai ouvert ce roman d'un auteur belge dont je n'avais jamais rien lu, et je ne l'ai reposé que quelques heures plus tard, une fois l'histoire achevée ...

Car ce livre est passionnant, bien écrit, et possède plus d'un tour dans son sac.

En 2001, en Belgique, Denise promène son fils de treize mois en poussette. Elle le laisse quelques minutes sur le trottoir d'un "quartier tranquille, populaire", pour faire une course dans une boutique. Quand elle ressort, l'enfant a disparu. Commence alors une enquête minutieuse, menée par le juge Conrad. De témoignages en reconstitution, le doute se porte bientôt sur la mère. Denise aurait-elle tué son bébé ?

Suivant les chapitres, l'auteur se place du côté des différents acteurs du drame : la mère, le père, les autres enfants, ... Le lecteur passe d'indices en indices, sa conviction change tout le temps, il ne sait plus où donner de la tête, tout comme les policiers. Une mère pourrait-elle tuer son bébé ? Dans quel but ? Où est la frontière entre l'innocence et la culpabilité ? Que cache cette famille ?

Le roman est palpitant de bout en bout, l'intrigue est menée d'une main de maître et les dernières pages recèlent leur lot de surprises, jusqu'au bout ...

Un très très bon roman !

Posté par Rethymna à 20:20 - Littérature belge - Commentaires [1] - Permalien [#]
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02 novembre 2009

Ton héritage, Benjamin Biolay

Au risque de vous saouler avec Benjamin Biolay, quiconque aime la belle musique et les textes à tomber par terre se doit d'écouter cette chanson, extraite du nouvel album "La Superbe", qui est simplement sublime ...

 

Posté par Rethymna à 13:19 - Musique - Commentaires [3] - Permalien [#]

Le bonheur dans le crime, Jacqueline Harpman

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En ces temps de disette littéraire, où j'ai du mal à trouver des romans qui ne m'ennuient pas, je me suis tournée vers une valeur sûre, et j'ai replongé avec délices dans un de mes livres favoris.

Ayant eu la chance de voir Mme Harpman lors d'une rencontre littéraire la semaine dernière, j'ai eu envie de relire un de ses romans, le plus réussi, à mon sens.

"Le bonheur dans le crime", donc, est à rapprocher avec le roman classique du même titre de Barbey d'Aurévilly (que je n'ai pas lu, bah).

Un conducteur est coincé dans un embouteillage lors d'un soir de tempête à Bruxelles. Arrêté devant une mystérieuse maison de l'avenue Franklin Roosevelt, il se met à raconter à la personne qui l'accompagne l'étrange histoire de ses occupants, depuis les années 1900. Et quelle famille que les Dutilleul ! Il y a Emma, l'arrière grand-mère, qui n'aime rien de moins que choquer, les parents Simone et Philippe, un peu dépassés, et les enfants, Delphine, Hippolyte,mais surtout Clément et Emma. La maison recèle des passages secrets, portes cachées, pièces mystérieuses, où il se passe parfois des choses que l'on préfèrerait cacher. Cette famille a des secrets ... Le narrateur, prêtre et médecin, viole ses deux serments de confidentialité en racontant l'histoire de cette famille, histoire qui le fascine depuis des années, où la folie côtoie le "bonheur dans le crime".

Ce roman est exquis à plusieurs points de vues : d'abord l'histoire, qui est palpitante de bout en bout, ensuite les personnages qui fascinent. La maison-mystère joue un rôle important dans le récit. Elle existe, d'ailleurs, dans cette même avenue de Bruxelles . Jacqueline Harpman s'en est inspirée pour ce roman.

delune_01Le mystère rôde autour de cette famille, de même que la folie. Harpman est psychanalyste et ça se sent. Le style de l'écriture est à tomber à la renverse pour qui aime la langue française. On écrit plus comme ça. Les envolées, les monolgues, les descriptions, les dialogues savoureux, les expressions si bien choisies, tout le roman est magistralement écrit.
Il est, en plus, impossible de s'ennuyer lors de cette lecture. Les personnages hantent le lecteur, même une fois le livre refermé.

Une lecture foisonnante donc, pour un roman fascinant, doté d'une écriture sublime, par une très grande romancière belge.

A découvrir sans hésiter !


                                                                                                             La maison Delune, au 86, av Franklin Roosevelt

Extraits :

"Il faut vous représenter cette maison en 1908, brillamment éclairée, avec des calèches qui arrivent de partout et des femmes couvertes de diamants et de plumes, quand le quartier n'était encore que prairies à la lisière de la forêt. (...)

Elle avait été construite par Georges Dutilleul, un banquier qui voulait y donner des fêtes prodigieuses. Il rêvait qu'on se disputerait le privilège d'être invité; il y aurait des intrigues. des déceptions et des victoires. (...)

Mais le jour de l'inauguration, il trouva sur la coiffeuse de sa femme le coffret à bijoux vide et un mot d'adieu. (...)

Elle était partie avec un Argentin aussi riche que le mari et bien plus beau. (...)

Le banquier se tira une balle dans la tête pendant que les premiers invités arrivaient. (...)

La maison, comme vous pouvez le voir, est très grande, et les murs ont des particularités qui font que le son s'y propage mal; on n'entendit pas le coup de feu. (...)

On ne sait pas pourquoi le banquier avait demandé à son architecte de lui faire des chambres et des passages dérobés, et cela est bien agaçant. La maison apparente est doublée d'une maison secrète dissimulée dans les murs et les planchers. Entre le plafond du grand salon et le sol de sa chambre, se trouvait un petit appartement où l'on pouvait à peine se tenir debout. Il y avait deux pièces, dont 1'une fut nommée la chambre aux Juifs et l'autre la chambre aux Anglais. (...)

Le plan de cette maison doit être d'une ingéniosité extraordinaire, on ne se doute pas du tout de ce qu'elle recèle, à peine s'il petit advenir que l'on pense, distraitement qu'elle est un peu moins grande qu'on ne le croirait quand on la voit de l'extérieur. (...)

Souvent, je me suis demandé ce qui avait pu conduire un banquier honorable, même s'il mourut d'être cocu, à un caprice si curieux."

25 octobre 2009

Benjamin Biolay, La Superbe

Depuis le 19 octobre, je n'écoute plus que le dernier (double) disque de mon dieu, Benjamin Biolay.

23 chansons magnifiques, tourmentées, mélancoliques, dansantes, entre pop, folk, ballade, slam, hip hop et électro. Tout ça dans un disque grandiose, acclamé par la critique (au contraire de ces autres abums, pourtant tout aussi indispensables). Vivement le concert à Bruxelles ! Je vous conseille fortement cet album, dont voici le premier clip.

superbe

Posté par Rethymna à 16:00 - Musique - Commentaires [7] - Permalien [#]

Mathilda Savitch, Victor Lodato

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Drôle de lecture que celle de ce roman ...


Mathilda est une ado en colère. Sa soeur Hélène est morte écrasée par un train et depuis rien ne va plus. La mère sombre dans l'alcoolisme, plus personne ne fait attention à Mathilda, et celle-ci déborde d'imagination (souvent tordue) quant aux circonstances du drame. Mathilda veut devenir cruelle : avec son chien, sa meilleure amie, mais surtout sa mère. Elle revêt les vêtements de sa soeur morte, pirate sa boîte mail, tout est bon pour se faire remarquer. Tout cela dans une atmosphère de terrorisme, d'attentat et de peur.

Ce roman est étrange. L'écriture varie entre réalité crue, poésie et irréel. Le lecteur se perd dans ce que Mathilda lui raconte : où est la vérité ? Qui ment ? Que veut cette jeune fille, que cherche-t'elle à provoquer ? Qui était vraiment Hélène ? Comment est-elle morte ?

Le livre ne répond pas à toutes ces questions mais brosse le portrait d'une Amérique trouble, perdue dans un climat de peur et de suspicion. Ce roman se lit facilement, mais une impression de malaise ne m'a pas quittée : j'avais envie que Mathilda cesse de se raconter des histoires et nous guide plus vers le réel, nous apporte des réponses.

C'est une critique confuse, mais elle est à l'image du livre ...


PS : je traverse en ce moment un petit désert littéraire. Beaucoup de livres débutés puis abandonnés, pas beaucoup d'envie ni de temps, et surtout du mal à trouver de bons romans ! Si quelqu'un a des suggestions, je suis preneuse (oui, je sais, j'ai toute une PAL qui m'attend, mais voilà, elle attendra un peu, j'ai envie d'autre chose).

Posté par Rethymna à 15:54 - Littérature américaine - Commentaires [0] - Permalien [#]
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10 octobre 2009

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

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Juliet, une jeune femme pétillante, est écrivain à Londres au lendemain de la seconde guerre mondiale. Elle débute une correspondance avec plusieurs habitants de l'île de Guernesey, qui ont créé un cercle littéraire au nom farfelu, pendant la guerre, pour tromper les allemands. Juliet, en mal d'inspiration, se passionne pour les récits de l'Occupation à Guernesey, par ces insulaires qui lui racontent leur cercle littéraire, leurs lectures, leurs vies. Juliet se prend de passions pour ces amitiés épistolaires, délaisse sa vie à Londres et, bientôt, débarque à  Guernesey...

Acheté un peu par hasard, ce livre m'a beaucoup plu ! Le format épistolaire rend le livre très vivant (tout comme le ton des lettres irrésistibles de Juliet). On se prend d'amitié pour ces personnages, tous attachants. Ce roman est un vrai hommage à la littérature, autant qu'un récit intéressant sur l'Occupation des îles Anglo-Normandes pendant la seconde guerre mondiale.

Personnages loufoques ou dramatiques (comme celui, superbe, d'Elisabeth), le roman porte aux nues des valeurs telles que l'amitié, l'entraide ou l'amour de la littérature.

Une belle découverte ...

Posté par Rethymna à 17:54 - Littérature américaine - Commentaires [4] - Permalien [#]
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05 octobre 2009

Taguée !

Youpie, un tag ! Il me vient de mon amie Reka (merci d'avoir pensé à moi !)


A quel livre dois-tu ton premier souvenir de lecture?

A ce merveilleux album, que je connaissais par cœur, il y a de ça fort fort longtemps !
calinours

Quel est le chef-d’œuvre «officiel» qui te gonfle?

Proust, peut-être. Un peu ennuyeux ...

Quel classique absolu n’as-tu jamais lu?


Heu, tout plein ... "Germinal", tiens, par exemple ...


Quel est le livre, unanimement jugé mauvais, que tu as «honte» d’aimer?

"Da vinci code" de Dan Brown


Quel est le livre que tu as le sentiment d’être la seule à aimer?

Là je sèche ...


Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier?

"L'histoire de l'amour"  de Nicole Krauss et "Princess Bride" de W. Goldman



Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer?


Du Barbara Cartland, sans doute


Quel livre pourrais-tu lire et relire?


encore une fois, "L'histoire de l'amour" (ps pour Reka : savais-tu que Nicole Krauss est la femme de ton cher J. Safran Foer ?)

Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité?


Idem qu'au-dessus ... (quelle originalité !)

Quel livre t’a fait verser tes plus grosses larmes?


"Quand tu es parti" de Maggie O'Farrell


Quel livre t’a procuré ta plus forte émotion érotique?


"Venus erotica" d'Anais Nin


Quel livre emporterais-tu sur une île déserte?


Heu ... "L'histoire de l'amour"  ! (sans blague ?)



De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande impatience?

Le nouveau Kate Atkinson, que j'adule et que j'adore


Quel est selon toi le film adapté d’un livre le plus réuss
i ?

Sans hésiter, "The hours", de Michael Cunningham, que j'ai adoré et dont l'adaptation est merveilleuse et splendide (avec Nicole Kidman, Julianne Moore et Meryl Streep).

Je passe le relais à Yspaddaden, Clarabel et Solenn !

Posté par Rethymna à 19:37 - Ma vie de lectrice - Commentaires [10] - Permalien [#]
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03 octobre 2009

Princess Bride, William Goldman

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"Princess Bride", c'était d'abord pour moi un film, vu dans mon enfance.

Mais le livre est tellement mieux !

Je préviens que je risque de ne pas être très objective sur ce billet : j'ai trop aimé, que dis-je, adoré ce livre pour émettre la moindre critique.

Sous-titré "Le Grand Classique du Conte de Grand Amour et de Grande Aventure de S. Morgensten", le livre est "la version avec les bons morceaux, merveilleusement abrégée par William Goldman".

Goldman nous conte dans une introduction comment "Princess Bride" a changé sa vie de petit garçon, quand son père le lui a lu. Comment, en fait, le livre de Morgenstern est plutôt indigeste, avec beaucoup trop de descriptions, et qu'il a publié la version abrégée.

Sauf que rien de tout cela n'est vrai ! Morgenstern n'existe pas, Goldman a tout inventé ! Je trouve ça génial. Cela donne au roman un ton unique, une originalité incroyable !

Après l'introduction donc, commence "Princess Bride" : Bouton d'Or est la plus belle femme du monde. Westley est son valet de ferme. Il y a aussi un géant fou de rimes, Fezzik. Un ou deux méchants. Inigo Montoya, qui ne rêve que de retrouver (et tuer) l'homme qui a assassiné son père. Bouton d'Or se fait enlever. Westley disparaît.

Mais j'en ai trop dit ... C'est un conte d'aventure et d'amour, plein d'humour, d'ironie et de poésie, écrit d'une plume légère et captivante. L'introduction est savoureuse, le récit est palpitant, les personnages hyper attachants (mention spéciale à Fezzik et Inigo Montoya !). On ne s'ennuie pas une seule seconde dans cette histoire, "un récit de duels à l'épée, de bagarre, de torture, de poison, d'amour, de haine, de vengeance, de géants, de chasseurs, de méchants, de gentils, de serpents, d'araignées, de monstres, de poursuites, d'évasions, de mensonges, de vérités, de passion et de miracles".

Goldman interrompt parfois le récit de ses commentaires ... soi -disant comment il a coupé une longue desciption barbante et autres anecdotes inventées de toutes pièces ... Loin de faire perdre le fil au lecteur, ces interventions sont (encore une fois) savoureuses, drôles, et donnent l'impression au lecteur que l'auteur est à ses côtés, qu'à lui aussi on lit "Princess Bride", comme le père du petit William le lui a lu.

Amateurs d'aventures, foncez ! Cette lecture vous réjouira. Pour ma part, "Princess Bride" a d'ores et déjà pris sa place dans mes livres préférés.

Posté par Rethymna à 19:36 - Coups de coeur - Commentaires [2] - Permalien [#]
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20 septembre 2009

Absence

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Je pars en vacances ... avec plein de livres !

Ce blog est donc en pause ...

Retour prévu le 1er octobre !

A bientôt !

Posté par Rethymna à 14:17 - Parlotes - Commentaires [1] - Permalien [#]



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