Les feuilles volantes

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03 juillet 2009

Une belle découverte

anna La noce d'Anna, Natacha Appanah, Folio, 2009



Pendant la noce d'Anna, sa mère se souvient.
De la jeune femme qu'elle a été, si différente de sa fille, de ses dix-huit ans, de sa liaison, brève et passionnée, avec Matthew rencontré à Londres, de son retour à Paris, seule et enceinte. Au fil de cette journée les souvenirs resurgissent accompagnés de regrets, d'espoirs et d'envies ; parce qu'elle en a encore, des envies, cette femme célibataire qui marie sa fille.




Un très très beau livre, qui se lit tout seul ... Des passages émouvants, une écriture fluide, une belle réflexion sur les relations mère-fille ... A conseiller pour un moment d'émotion.

Posté par Rethymna à 20:57 - Roman francophone - Commentaires [0] - Permalien [#]

Un roman victorien d'aujourd'hui

livresecrerLe livre des secrets , Michael Cox, Seuil, 2009


Paris.
1876, Esperanza Gorst, jeune orpheline de dix-neuf ans, choyée par sa mère adoptive et par son précepteur, est chargée par ses bienfaiteurs d'une étrange mission : se rendre en Angleterre dans la grande demeure d'Evenwood pour y devenir la femme de chambre de la baronne Emily Tansor et gagner sa confiance. Car en vérité, la tâche d'Esperanza est de découvrir les secrets sombres et inquiétants que sa nouvelle maîtresse dissimule.
des secrets qui puisent leur origine dans une grave injustice commise vingt ans plus tôt et à laquelle les propres intérêts d'Esperanza sont liés.

Bientôt, la baronne tombe sous son charme et aspire à devenir son amie. Mais la jeune fille ne perd pas de vue son plan et mène une enquête minutieuse dont elle consigne les moindres détails, à l'intention de ses protecteurs bien-aimés, dans son " Livre des secrets ".

Peu à peu, les dissimulations de Lady Tansor sont révélées au grand jour tandis qu'Esperanza est prise dans un réseau compliqué d'intrigues, de mensonges, de meurtres et de trahisons. Les fils de l'intrigue sont si habilement noués que le lecteur adorera ce " vingt ans après " sans avoir lu le premier volet "La Nuit de l'infamie".


Ce gros roman de près de 600 pages, m'a beaucoup plu, et tient toutes ses promesses, malgré quelques lenteurs et des intrigues parfois sans queues ni têtes. Ecrit de façon très classique, le style m'a tout de suite fait penser au roman victorien, un peu gothique, où le suspense que cachent les baronnes dans leurs sombres manoirs sont révélés sous une écriture classieuse et des dialogues polis. Ce livre prend son temps, mais une fois qu'on est dedans, il devient dur de s'en défaire jusqu'aux révélations finales ...

Une bonne lecture d'été pour les amateurs de saga familiale, de gothique et de suspense victorien !




Posté par Rethymna à 20:53 - Roman étranger - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 juin 2009

Un petit bijou !!!

perduCe qui était perdu, Catherine O'Flynn, Ed. Jacqueline Chambon 2009



1984. Kate Meaney est une petite fille hors du commun. Au lieu de fréquenter des enfants de son âge, elle joue les apprenties détectives avec sa peluche dans les rues de Birmingham et les allées de Green Oaks, le tout nouveau centre commercial. Le reste du temps, elle s'amuse avec Adrian, son seul ami - un jeune homme attachant qui travaille dans un magasin du quartier -, à scruter les clients et imaginer leurs troubles secrets. Jusqu'au jour où elle disparaît...

2003. Depuis des années, Kurt, agent de sécurité, contemple les masses somnambuliques venues tromper leur solitude dans l'immense piège de verre du centre commercial. Une nuit, il aperçoit l'image furtive d'une petite fille sur un écran de contrôle. Lisa, employée chez un disquaire, trouve quant à elle une peluche dans un couloir de service. Ensemble, ils se lancent à la recherche de la fillette. Dans les entrailles labyrinthiques de Green Oaks, ils vont tenter de retrouver ce qui était perdu : l'enfance, l'innocence, l'envie de vivre.



Gros, gros, très gros coup de coeur ! Je le sentais, je le savais, que ce serait bien, mais dès que je m'y suis plongée, j'ai eu ce sentiment, trop rare, d'être tombée sur un roman exceptionnel, un de ceux qui rendent les lectures suivantes fades et décevantes. Tout est parfait dans ce livre : l'histoire est palpitante, les personnages tous attachants et mystérieux, l'écriture est limpide et magnifique, le suspense insoutenable, ...

La voix de la petite Kate sonne si juste ! Quand vient la deuxième partie du livre, en 2003, elle nous manque, on la regrette, et on suit les nouveaux personnages en se demandant sans arrêt "et Kate ? que lui est-il arrivé ?". La fin est géniale ....

Tout au long du livre, j'ai pensé à Kate Atkinson, un de mes auteurs favoris : je lis tout d'elle, les yeux fermés. Ce roman m'y a fait penser : tant dans le thème (la disparition d'un enfant, thème repris chez Atkinsonà, que dans les personnages et la description de l'Angleterre consommatrice, sans oublier le mystère. A noter que chez Kate Atkinson, l'humour et le cynisme sont très présents. "Ce qui était perdu" est loin d'être drôle ....

C'est un roman brillant et très réussi, que je vous conseille ardement !

Posté par Rethymna à 11:16 - Coups de coeur - Commentaires [2] - Permalien [#]

02 juin 2009

Mes envies de lecture : dilemne

Une fois n'est pas coutume, beaucoup de livres sortis en librairie ces temps-ci semblent crier "Maman !" quand je les vois.

Malheureusement, mon portefeuille est réticent.

Voici néanmoins les tentations du moments :


brouillard En juillet, sur une plage de San Francisco nappée d'un épais brouillard, une petite fille de six ans, Emma, et la fiancée de son père, Abby, marchent en cherchant des coquillages. Abby, photographe professionnelle, détourne un instant son regard d'Emma pour fixer de son objectif un phoque éventré. Quand elle relève la tête, la petite fille a disparu. Le pire vient de se produire. L'angoisse et la panique s'installent ; où est Emma ? Emportée par les vagues rugissantes du Pacifique ? Ou par cette camionnette blanche entrevue sur le parking voisin ? Ou encore par le flot ininterrompu de voitures sur cette route de Californie ?... L'enquête piétine. La police est sur le point de classer l'affaire. Jake, le papa, se décourage tout en s'éloignant de sa fiancée.

Abby prend alors les choses en main.

Armée des larmes du désespoir Et de l'énergie née de sa culpabilité, fouillant tous les recoins de sa mémoire à la recherche d'un détail crucial, elle nous emmène à des kilomètres de là vers une découverte stupéfiante...

Roman psychologique à suspense, admirablement porté par une écriture visuelle et minutieuse, L'Année brouillard rivalise de talent et de lucidité dans l'exploration impitoyable de la disparition d'une enfant.


perdu1984.
Kate Meaney est une petite fille hors du commun. Au lieu de fréquenter des enfants de son âge, elle joue les apprenties détectives avec sa peluche dans les rues de Birmingham et les allées de Green Oaks, le tout nouveau centre commercial. Le reste du temps, elle s'amuse avec Adrian, son seul ami - un jeune homme attachant qui travaille dans un magasin du quartier -, à scruter les clients et imaginer leurs troubles secrets.

Jusqu'au jour où elle disparaît.

2003. Depuis des années, Kurt, agent de sécurité, contemple les masses somnambuliques venues tromper leur solitude dans l'immense piège de verre du centre commercial. Une nuit, il aperçoit l'image furtive d'une petite fille sur un écran de contrôle. Lisa, employée chez un disquaire, trouve quant à elle une peluche dans un couloir de service. Ensemble, ils se lancent à la recherche de la fillette.
Dans les entrailles labyrinthiques de Green Oaks, ils vont tenter de retrouver ce qui était perdu: l'enfance, l'innocence, l'envie de vivre. Dans ce premier roman polyphonique, émouvant et drôle, Catherine O'Flynn file une inquiétante métaphore sur le monde dans lequel nous vivons.



reve_gar_ons

L'histoire de trois adolescentes à la fin des années 1970 qui décident de filer en douce de leur camp d'été à bord de la Mustang décapotable de l'une d'elles dans l'espoir de se baigner dans le mystérieux lac des Amants. Dans leur insouciance, elles sourient à deux garçons croisés en chemin. Cette journée prend alors soudain des allures terribles.

Laura Kasischke sait parler de l'adolescence comme personne et orchestrer les couacs du destin comme une prédatrice redoutable.












mondeLe soir de son treizième anniversaire, lors d'une énième dispute entre ses parents, Jane Howard annonce qu'elle ne se mariera jamais et n'aura jamais d'enfants.

Mais sommes-nous maître de notre destinée ?

Une quinzaine d'années plus tard, Jane est professeur à Boston et amoureuse de Theo, un homme brillant et excentrique qui lui donne une petite Emily. À sa grande surprise, Jane s'épanouit dans la maternité. Mais la tragédie frappe et Jane, dévastée, n'a plus qu'une idée en tête : quitter le monde.

Alors qu'elle a renoncé à la vie, c'est paradoxalement la disparition d'une jeune fille qui va lui donner la possibilité d'une rédemption. Lancée dans une quête obsessionnelle, persuadée qu'elle est plus à même de résoudre cette affaire que la police, Jane va se retrouver face au plus cruel des choix : rester dans l'ombre ou mettre en lumière une effroyable vérité...

Le destin bouleversant d'une femme qui, face aux coups du sort, tente de survivre. À la fois drame psychologique, roman social, road movie, suspense obsédant et peinture sans concession d'une Amérique aux multiples facettes : tout le talent de Douglas Kennedy dans son roman le plus ambitieux à ce jour.


dieu_animauxA treize ans, Alice semble vivre dans un monde enchanté : le ranch de son père, qui élève des chevaux de concours.

Mais la réalité est plus âpre et plus précaire : les affaires vivotent ; la s?ur aînée d'Alice s'est enfuie avec un cow-boy ; quant à sa mère, elle garde la chambre depuis sa naissance. Alors la jeune fille s'invente des amitiés avec des camarades mortes ou vivantes, et quête l'affection des clientes de son père ou d'un professeur et confident, cherchant des réponses à la cruauté d'un monde qui affecte les bêtes comme les hommes.

Rarement aura-t-on vu mieux évoqué le trouble de l'adolescence, sa quête d'un sens et d'un rapport harmonieux avec l'autre. Mais ce vibrant récit d'apprentissage se double d'une puissante évocation d'un univers sauvage, décrit avec amour et lucidité en une succession de scènes paroxystiques. Entre innocence et expérience, on n'oubliera pas de sitôt la voix singulière d'Alice.



les_demeureesLa mère, La Varienne, c’est l’idiote du village. La petite, c’est Luce. Quelque chose en elle s’est arrêté. Pourtant, à deux, elles forment un bloc d’amour. Invincible. L’école menace cette fusion. L’institutrice, Mademoiselle Solange, veut arracher l’enfant à l’ignorance, car le savoir est obligatoire. Mais peut-on franchir indemne le seuil de ce monde ?

Voir à ce propos l'excellente critique de mon amie Reka, qui m'a conseillé ce livre :

http://reka.ovh.org/wordpress/#/p=522










Je lance donc un appel à l'aide et un petit sondage : pour lequel de ces livres très alléchant dois-je craquer ?

Posté par Rethymna à 12:47 - Ma vie de lectrice - Commentaires [6] - Permalien [#]

Cavale et folie

mielUn été sans miel, Kathy Hepinstall, J'ai Lu, 2004



"Dans la chaleur de l'été texan, une tragédie menace.

Alice, enfant précoce et intelligente, est persuadée que son beau-père ourdit un plan terrible, dont l'issue finale serait sa mort ainsi que celle de son frère Dany. Car Simon est un homme violent, au passé mystérieux. Mais cela fait-il de lui un assassin ?

Alors qu'une fascinante meurtrière parcourt la région, un climat de mort et de folie semble planer de plus en plus lourdement autour des deux enfants.

Mais lorsque leur mère, impuissante face à cette escalade de violence, les supplie de fuir, un compte à rebours est enclenché. Celui de leur survie, celui d'une quête de vérité et d'amour.

Ce roman au suspense psychologique haletant met en scène la cavale effrénée de deux adolescents livrés à eux-mêmes, terrassés par la vengeance et l'injustice."





J'ai beaucoup aimé ce roman, à l'atmosphère lourd de menaces, de non-dits, de secrets de famille. Le personnage de Persely Snow, la meurtrière en cavale, est fascinant et sert de fil rouge aux deux adolescents : ses évasions rythment le récit, elle se rapproche toujours plus d'eux ... On sent le drame, qui se noue petit à petit, prêt à éclater à chaque page de ce roman bien écrit, passionnant, qu'on lit d'une traite avec une surprise grandissante.

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25 mai 2009

Poésie et mathématiques

nombresLa solitude des nombres premiers, Paolo Giordano, Seuil, 2009


"Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair.

Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres.

De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dans l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent."

Phénomène littéraire en Italie, best seller vendu à plus d'un million d'exemplaires, ce livre m'a attiré à lui grâce à sa belle couverture et à son titre poétique.  Je me suis tout de suite plongée dans l'histoire d'Alice et de Mattia, chacun ayant droit à un chapitre en alternance. On débute avec les deux drames qui bouleversent et chamboulent leurs vies. Après cela, on les suit dans l'adolescence, on devine leurs blessures et on assiste à leur rencontre. On ne les quittera qu'à l'âge adulte ...

Le drame vécu par Mattia contient plus de mystère que celui d'Alice. Il fascine, parce qu'on attend une explication, une "fin", un aboutissement à la question. Très bien écrit, empli de personnages attachants et fascinants, ce roman nous happe et l'on se surprend à le dévorer.

Un roman quatre étoiles, dont la seule faute tient dans sa non-fin, qui m'a valu de balancer le livre par terre ...

Posté par Rethymna à 10:17 - Roman étranger - Commentaires [2] - Permalien [#]

12 mai 2009

Prochaines lectures !

IMGP3267

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17 avril 2009

Un petit bijou d'humour

sheilaSheila Levine est morte et vit à New-York, Gail Parent, Rivages, 2007



" Vu l'exposition démographique, vous en connaissez un, vous, de moyen glus écolo que de s'éliminer soi même ? ". Née dans une famille juive dont le mot d'ordre est :. " Trouve un mari à la Fac, après ce sera plus dur ". Sheila Levine, toujours célibataire à 30 ans, décide que la plaisanterie a assez duré et se lance dans l'organisation "de son suicide. Après avoir cherché un époux, un appartement, du plaisir, de la minceur, des fringues branchées et un job, mis toutes ses chances de son côté en allant voir un psy et en faisant preuve d' un libéralisme sexuel à toute épreuve, la voilà qui se met en quête d'une concession, d'une pierre tombale et de la robe ad hoc"


J'ai énormément aimé ce roman hilarant, dans la veine des Bridget Jones et autres célibataires prêtes à tout pour arriver au mariage. Sheila a tout de la célibataire désespérée, complexée, poursuivie par sa mère juive qui a programmé son mariage depuis toujours ("
« Tout ce que veut une mère juive, c’est que ses fils évitent l’armée et que ses filles aient vite la bague au doigt. Depuis le berceau, on nous serine : « Le plus beau jour de ma vie sera celui où je danserai à ton mariage ! »").

Après avoir tout essayé pour se faire passer la bague au doigt, au bout du rouleau, Sheila décide d'en finir : elle programme son suicide et le roman est en fait sa lettre d'adieu, dans laquelle elle explique sa vie de célibataire. Les situations sont drôles, le ton est mordant et percutant. On ne s'ennuie pas une seconde dans ce roman écrit il y a 40 ans, et pourtant si actuel (les livres de la "Chik litt") n'arrivent pas à la cheville de ce petit bijou de drôlerie. Sheila est pathétique, banale, dépressive et désespérée. Je l'ai adorée !

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Destin de femmes

soleilsMille soleils splendides, Khaled Hosseini, Belfond, 2007




Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l'histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s'entremêlent, un chant d'amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul.

Forcée d'épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans.

Enceinte, Laila met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan. Mais parviendront-elles jamais à s'arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs " mille soleils
splendides "?


Un livre absolument magnifique, très prenant, extrêmement bien écrit. L'histoire de ces deux femmes passionne, horrifie et le lecteur ne peut plus lâcher le livre. deuxième livre de l'auteur, après le célèbre "Hirondelles de Kaboul", c'est cette fois-ci au destin de la femme afghane qu'il s'attache.

Une très grande lecture et un de ces romans, trop rares, à côté desquels les lectures suivantes paraissent bien fades ...


Posté par Rethymna à 14:21 - Roman étranger - Commentaires [2] - Permalien [#]

23 décembre 2008

Lecture plaisir

janicotDans la tête de Shéhérazade, Stéphanie Janicot, Albin Michel, 2008




Depuis "Tu n'es pas seul(e) à être seul(e)", j'aime beaucoup Stéphanie Janicot. Ce livre avait été un coup de coeur absolu. Celui-ci, son dernier, reprend deux personnages : Sophie Sampieri et Albin. Ils gravitent autour de l'héroine, Shéhérazade, une présentatrice adulée qui replonge dans l'année de ses quinze ans. Son sentiment d'infériorité, son statut d'imigrée, son amitié avec Sophie et Aubin, sa famille marocaine. Et enfin, les drames qu'ils ont provoqués cette année-là.

Ce très beau roman, très bien écrit, se lit d'une traite. L'histoire accroche, le style est direct, on a pas envie de voir venir la fin ... et on en redemande !

Un auteur à découvrir, assurément.

Posté par Rethymna à 20:18 - Roman francophone - Commentaires [3] - Permalien [#]
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